LE SACRE DU PRINTEMPS
La direction de l’Alliance mondiale « Peacemaker » a l’honneur de vous annoncer un événement social, culturel et historique unique de l’année 2010 — l’érection d’un monument (une composition sculpturale commémorative) à la famille Roerich en Inde, dans la vallée de Kullu, sur le lieu de sépulture du grand artiste et visionnaire russe.
La direction de l’Alliance mondiale « Peacemaker » a l’honneur de vous informer d’un événement social, culturel et historique unique de l’année 2010 — l’érection d’un monument (une composition sculpturale commémorative) à la famille Roerich en Inde, dans la vallée de Kullu, sur le lieu de sépulture du grand artiste et visionnaire russe.
Cette action publique, intitulée « LE SACRE DU PRINTEMPS — 2010 », est préparée par les efforts de nombreuses personnes dignes, pour qui l’héritage spirituel de la famille Roerich est un véritable sanctuaire et un motif de fierté nationale. Nous nous adressons à ceux à qui n’est pas indifférent la place de la Russie dans le monde, la réputation de notre pays sur la scène internationale, son avenir culturel et spirituel. « LE SACRE DU PRINTEMPS — 2010 » se déroulera du 30 avril au 15 mai selon un itinéraire fixé à l’avance, de Moscou à Delhi, puis jusqu’au pied et aux sommets des montagnes himalayennes, avec des arrêts en divers lieux culturellement significatifs de l’Inde et du Tibet. Cette action sera menée non seulement par des Russes ; nous invitons toutes les personnes de bonne volonté des pays les plus divers du monde à se joindre à nous et à rendre hommage à la mémoire d’un mahatma — une grande âme qui consacra toute sa vie au bien de la paix. « LE SACRE DU PRINTEMPS — 2010 » est un projet créatif et socialement significatif de portée mondiale, organisé par le Fonds de soutien, de développement et de promotion de la paix « Peacemaker » conjointement avec la Douma d’État de la Fédération de Russie, l’organisation internationale « Fédération de la paix et de la conciliation », le Comité de la culture de la Douma d’État de la Fédération de Russie, le Comité des affaires de la jeunesse de la Douma d’État de la FR, ainsi que la « Galerie Pototsky », des organisations publiques de toute la Russie — l’association « Ligue de la santé des nations », le club « Les Premiers », conjointement avec le fonds de bienfaisance de Youri Rozoum, le fonds d’Anita Tsoï, le fonds de bienfaisance « Lumière de la Transfiguration », etc. Nous nous adressons à vous avec une proposition hors du commun, comptant sur votre compréhension de l’importance et de l’ampleur de l’événement en préparation, et nous vous invitons à prendre une part active à la vie culturelle de la planète, à entrer dans l’Histoire vivante de l’édification de la paix sur Terre, à laisser une trace lumineuse dans la Chronique des bonnes actions. Les participants du festival « LE SACRE DU PRINTEMPS — 2010 » représentent les couches culturelles et sociales les plus diverses — écoliers, motards, étoiles de la scène mondiale, du sport, du cinéma, du rock, de la littérature, du cirque, de la peinture et de l’art en général, délégués de tous les continents de la planète.
La tâche principale de cette action culturelle et sociale et de notre initiative de paix est d’attirer l’attention de l’opinion publique internationale sur les problèmes de la préservation de la paix sur Terre ; de promouvoir les hautes idées de l’union des êtres humains et des peuples par l’art ; de discuter, avec l’élite créative et politique ainsi qu’avec les représentants du monde des affaires, de l’héritage spirituel de la famille Roerich dans le contexte des principaux problèmes sociaux et humanitaires de notre temps, des tendances du développement culturel de la Russie à l’échelle internationale ; d’analyser les processus socio-humanitaires de la communauté mondiale à travers le prisme de leur compréhension éthique, esthétique et axiologique ; de se familiariser avec les traditions mondiales visant à soutenir l’ouverture, l’hospitalité, le bon voisinage et la préservation de la paix.
Respectueusement, Le Secrétaire général
de l’« Alliance mondiale Peacemaker »
Youri Safronov
N. K. Roerich a apporté une contribution exceptionnelle à la culture et à l’art non seulement de la Russie, mais du monde entier. Nicolas Roerich et sa famille ont consacré leur vie à l’activité scientifique et éducative pour le bien de l’être humain. N. K. Roerich et son épouse E. I. Roerich ont voyagé à travers les pays d’Orient, recueillant grain à grain le savoir de différents peuples et cultures dans les domaines de la science, du développement spirituel et de l’art. Leurs découvertes se sont reflétées dans de nombreux ouvrages d’éthique, de pédagogie, d’ethnographie et d’anthropologie. Ils se sont activement consacrés à l’étude de l’énergie psychique de l’être humain et de son possible influence bénéfique sur le monde extérieur.
Les principales étapes de la vie et de l’activité de Roerich :
1. Le projet de Traité sur la protection des biens culturels (le Pacte Roerich).
Le Pacte Roerich fut le premier acte international spécifiquement consacré à la protection des biens culturels. Ce document a servi de fondement à la « Convention de La Haye pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé », et le drapeau spécial proposé par N. K. Roerich, la Bannière de la Paix, déclarant inviolables tous les trésors de la culture et de l’art, flotte encore aujourd’hui au-dessus de nombreuses institutions culturelles et éducatives dans le monde entier. Pour son activité culturelle internationale et l’initiative du Pacte, Roerich fut proposé en 1929 pour le prix Nobel de la paix.
« Nous croyons fermement qu’une paix internationale définitive et stable n’est accessible que par l’éducation des êtres humains et par la constante et imposante promotion d’une fraternité créée par la culture, la poésie et la beauté dans toutes les sphères de la vie. Les œuvres de Roerich au cours des trente dernières années sont un grand appel des êtres humains à la paix : s’aimer les uns les autres » (extrait du texte de l’appel du comité de proposition des candidatures au prix)
2. L’expédition d’Asie centrale.
L’itinéraire de l’expédition traversait des régions d’Asie difficilement accessibles, des contrées inexplorées du Transhimalaya, ainsi que le Sikkim, le Cachemire, le Ladakh, la Chine (Xinjiang), puis la Sibérie, l’Altaï, la Mongolie et le Tibet. Réalisant le rêve de Prjevalski et de Kozlov, l’expédition de Nicolas Roerich fut un triomphe des recherches russes en Asie centrale. Par l’unicité de son itinéraire et des matériaux recueillis, elle occupe à juste titre une place particulière parmi les plus grandes expéditions du XXe siècle.
- des recherches archéologiques et ethnographiques furent menées dans des parties inexplorées de l’Asie
- des dizaines de sommets et de cols furent portés sur les cartes et précisés
- de rares manuscrits furent trouvés
- de très riches matériaux linguistiques et œuvres du folklore furent rassemblés, des descriptions des coutumes locales furent rédigées, des livres furent écrits (« Le Cœur de l’Asie », « Altaï — Himalaya »)
- environ cinq cents tableaux furent créés, sur lesquels l’artiste représenta le panorama pittoresque de l’itinéraire de l’expédition ; la célèbre série de toiles « Himalaya » fut commencée, etc.
3. La création du Centre culturel international « Corona Mundi » (« Couronne du Monde »).
En novembre 1923 s’ouvrit à New York le Musée Nicolas Roerich, contenant une vaste collection de tableaux de l’artiste. S’ouvrit également à New York le Master Institute of United Arts, dont le but principal était le rapprochement des peuples par la culture et l’art. Définissant les tâches de l’Institut, Roerich écrivait :
« L’art unira l’humanité. L’art est un et indivisible. L’art a de nombreuses branches, mais la racine est une. Chacun sent la vérité de la beauté. Pour tous doivent être ouvertes les portes de la source sacrée. La lumière de l’art illuminera d’innombrables cœurs d’un nouvel amour. D’abord ce sentiment viendra inconsciemment, mais ensuite il purifiera toute la conscience humaine. Combien de jeunes cœurs cherchent quelque chose de beau et de vrai. Donnez-le-leur. »
4. L’ouverture de l’Institut de recherches himalayennes « Urusvati »
Sur la base des recherches obtenues au cours de l’expédition, dans l’Himalaya occidental, dans la vallée de Kullu, N. K. Roerich fonda l’Institut de recherches himalayennes « Urusvati », ce qui, traduit du sanskrit, signifie « Lumière de l’Étoile du matin ».
- à l’institut fonctionnaient des laboratoires de médecine, de zoologie, de botanique, de biochimie et bien d’autres
- un travail considérable fut mené dans le domaine de la linguistique et de la philologie de l’Orient
- les sources écrites les plus rares, vieilles de plusieurs siècles, furent rassemblées et traduites en langues européennes ; des parlers à demi oubliés furent étudiés
- des spécialistes invités et des collaborateurs temporaires rassemblaient des collections botaniques et zoologiques.
Des dizaines d’établissements scientifiques d’Asie, d’Europe et d’Amérique collaboraient avec l’Institut. De Kullu, des matériaux scientifiques parvenaient à l’Université du Michigan, au Jardin botanique de New York, à l’Université du Pendjab, au Muséum d’histoire naturelle de Paris, à l’Université Harvard à Cambridge, au Jardin botanique de l’Académie des sciences de l’URSS. Le célèbre botaniste et généticien soviétique, l’académicien N. I. Vavilov, s’adressait à l’institut « Urusvati » pour des informations scientifiques et en recevait des semences pour sa collection botanique unique. Collaboraient également avec l’institut d’éminents savants tels qu’Albert Einstein, L. de Broglie, Robert Millikan, Sven Hedin et d’autres.
5. La création d’une conception philosophique et de vision du monde unique de l’organisation du monde et de la société.
Dans ses essais philosophiques et artistiques, Roerich crée une conception entièrement nouvelle de la Culture, fondée sur les idées de l’Éthique de Vie. La Culture, selon N. K. Roerich, est étroitement liée aux problèmes de l’évolution cosmique de l’humanité. « La Culture repose sur la Beauté et la Connaissance », écrivait-il. Il en est également question dans les livres de l’Éthique de Vie, à la création desquels tous les Roerich prirent une part directe, mais avant tout Elena Ivanovna Roerich. Elena Ivanovna consignait, et Nicolas Konstantinovitch incarnait les idées de l’Éthique de Vie en images artistiques.
Les tâches que se fixe « Peacemaker » :
- Honorer la mémoire de la famille Roerich et rappeler à l’opinion publique mondiale leur grande contribution au développement de l’humanité.
- Ériger un monument consacré à leur activité en Inde, sur le lieu de sépulture de N. K.
- Créer un film consacré à N. K. et à sa famille, qui reflète les principales étapes de sa vie, de son activité créatrice, scientifique et éducative.